Les dangers d’un contrat mal traduit

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La traduction des textes juridiques est un sujet très sensible dans le milieu légal. Elle consiste à transposer un énoncé dans une autre langue sans pour autant altérer sa signification culturelle et sémantique. En ce sens, elle vise à atteindre l’équivalence fonctionnelle lorsqu’on quitte un contexte juridique pour un autre. C’est un exercice complexe qui se fonde sur une approche analytique et holistique en vue de transmettre un message correct. Il n’y a donc pas de place à l’erreur. Le cas échéant, les conséquences peuvent être nombreuses.

Une mauvaise application des textes juridiques

Les clauses d’un contrat régissent l’accord tacite entre les parties prenantes. C’est le fondement même de toute relation de confiance entre les signataires. Lorsqu’il existe une erreur de traduction, l’application des textes juridiques énoncés est négativement impactée.

Le non-respect des règles mentionnées est l’une des répercussions directes qui en découlent. Cela peut aisément conduire à une rupture de contrat ou le rejet d’une procédure judiciaire.

Il arrive parfois que l’une des clauses du contrat mentionne un dédommagement en cas de violation des dispositions d’un contrat. Les parties prenantes se trouvent alors amputées d’une somme élevée.

La traduction des textes juridiques ne peut être confiée à n’importe quelle personne. Celle-ci doit avoir non seulement une excellente maîtrise des langues, mais aussi une connaissance approfondie en droit. La difficulté de cet exercice reste alors la particularité de chaque langue afin d’exprimer quelque chose.

Parce que les enjeux sont de taille, il faut alors recourir aux services d’une agence de traduction. En visitant la page https://culturesconnection.com, vous pourrez constater que certaines agences proposent de nombreux domaines de traduction, dont le juridique. Que ce soit dans un cadre commercial, technique, financier ou marketing, seuls des traducteurs expérimentés pourront interpréter parfaitement vos documents professionnels.

Une mauvaise image de marque pour une entreprise

Lorsqu’il s’agit d’un contrat entre deux entreprises, le non-respect des termes implique généralement une perte d’argent pour la structure en tort. Mais ce n’est pas tout ! Sa réputation peut aussi être négativement entachée.

Elle peut aisément se retrouver sur la liste noire de potentiels investisseurs ou partenaires. Son professionnalisme ainsi que la qualité de ses prestations sont remis en question.

Une mauvaise traduction expose aussi l’entreprise à des problèmes de conformité. Elle peut alors se retrouver à enfreindre la loi en raison d’une traduction erronée. Cela peut aisément conduire à la faillite d’une entreprise et à sa fermeture. Les traductions juridiques de document doivent alors être confiées à des professionnels en la matière.

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Mauvaise traduction : des conséquences à l’échelle de toute une nation

La polysémie est un mot qui désigne un terme qui a plusieurs sens. Dans le domaine juridique, les termes employés ne doivent pas être polysémiques. Pourtant, dans toutes les langues, certaines expressions peuvent avoir plusieurs sens. Dans ce cas, la traduction ne peut se faire de façon littérale, mais en prenant en compte des associations de mots.

Lorsqu’on est dans un contexte international, la moindre erreur de traduction peut se révéler préjudiciable pour toute une nation. En effet, ce n’est pas toujours l’erreur de transposition qui est problématique, mais plutôt les actions qui en découlent. L’histoire nous rapporte des faits connus sur les dangers d’une mauvaise traduction.

Le bombardement du Japon en 1945

En effet, à l’issue de la conférence de Potsdam, un ultimatum est adressé au Japon pour une capitulation inconditionnelle. Dans sa réponse, le Premier ministre japonais a employé le mot « mokatsu » qui signifie « s’abstenir de tout commentaire ».

Ce cadre du gouvernement espérait ainsi gagner du temps en restant sur la réserve. Malheureusement, les agences de presse accordèrent à ce terme un tout autre sens qui semblait dire « ignorer ou rejeter ». Cette petite méprise dans le sens a entrainé le bombardement du Japon par les États-Unis les 6 et 9 août 1945.

Une négociation gouvernementale qui tourne mal

En 2013, au cours d’une négociation intergouvernementale, une députée portugaise a soumis au vote son projet de faire de l’avortement un droit européen. Se basant sur le français comme référent, les traducteurs de cette assemblée ont transposé le terme en « rejeitar » qui signifie « appuyer » et non « voter contre ».

Le défi du traducteur juridique

L’exactitude dans la traduction est l’enjeu principal pour tous les professionnels du domaine. Conscients des conséquences qui peuvent découler de la moindre erreur, ceux-ci s’appliquent à réaliser des transpositions correctes. Les termes d’une langue sont alors traduits tout en conservant le sens du système juridique auquel ils se rapportent.

Les textes ne doivent pas être simplement traduits, mais garantir l’équivalence juridique dans ses subtilités et son application.

En définitive, aussi bien l’erreur ou l’approximation n’ont pas leur place dans une traduction juridique. Il est donc primordial de solliciter les services d’une personne compétente en la matière pour éviter toute surprise désagréable.

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